Les défis économiques et sociaux de la Grande-Bretagne sont désormais si monumentaux qu’ils nécessitent une réponse à une échelle transformationnelle. S’attaquer à un capitalisme défaillant et à une société gravement défigurée par les inégalités et l’effondrement des services publics repose avant tout sur le rejet de l’économie de laissez-faire des 45 dernières années. Mais l’échec le plus grave du conservatisme est le désespoir qu’il a suscité quant à l’avenir de la Grande-Bretagne. Sans une vision réalisable et inspirante de notre avenir, nous ne pouvons pas atteindre la première base : une reprise d’une croissance durable.
La condition préalable à la croissance est un investissement qui stimule la productivité. C'est un truisme. La Grande-Bretagne n’investit pas suffisamment. Mais aucune entreprise n’investit dans un vide économique, social et politique plus vaste. Le gouvernement non plus, d’ailleurs. Le cœur de l’échec de la droite réside dans le fait qu’elle ne dispose d’aucune histoire plausible pour combler ce vide béant. La droite, avec sa vision de l'exception britannique, enracinée dans les gloires perdues du libre-échange, de l'empire et de la victoire dans les deux guerres mondiales du XIXe siècle, est grotesquement en décalage avec ce qu'est la Grande-Bretagne aujourd'hui, comment fonctionne le capitalisme contemporain et quelle vision pourrait inspirer le plus. de nos ent...
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